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Meres tou 36

Tourné en pleine dictature des colonels, le film ose faire un parallèle entre cette dictature de 67 et celle de Métaxas de 36, mais de façon implicite afin d'échapper à la censure. Angelopoulos parle de «l'esthétique du non-dit». Il précise que le plus important se passe toujours hors champ, derrière des portes fermées ou au téléphone. Lorsqu'une chose est dite, elle n'est que chuchotée. En mai 1936, dans une Grèce secouée par de nombreux attentats politiques, un leader syndicaliste est assassiné. Sofianos, un petit délinquant et contrebandier, informateur de la police et agent provocateur dans les manifestations de gauche est accusé du meurtre. Installé dans une chambre à part des autres détenus, il est maintenu au secret. Les seules personnes lui rendant visite sont un député du parti conservateur et son chauffeur, qui est aussi le frère de Sofianos. Un jour, celui-ci prend en otage le député, sans qu'on sache comment il s'est procuré le revolver qui lui sert à tenir otage et gardiens en respect. L'avocat de Sofianos essaye de le ramener à la raison, lui expliquant qu'en prenant le député en otage, il fait le jeu de ceux qui l'accusent.