Deutsch   English   Français    S’inscrire  

Massaker

Streaming:
Pass:Massaker
540p Arabic ST Deutsch


Voir nos films en streaming (flat rate):

artfilm.pass 1
pour 1 jour 5 CHF
artfilm.pass 30
pour 30 jours 12 CHF
artfilm.pass 365
pour 365 jours 80 CHF

Acheter DVD chez cede.ch


Internet:
Dschoint Ventschr MASSAKER

Website Nina Menkes


ISAN: 0000-0001-82FF-0000-D-0000-0000-Z

Massaker

D/Lebanon/CH/F 2005 96'

Réalisation: Monika Borgmann, Lokman Slim, Hermann Theissen
Scénario: Monika Borgmann, Lokman Slim, Hermann Theissen
Image: Nina Menkes
Montage: Anne de Mo, Bernd Euscher
Musique:: FM Einheit
Production: Dschoint Ventschr Filmproduktion AG

Monika Borgmann, Lokman Slim, Hermann Theissen 2005 96'

Dans les camps libanais de Sabra et Shatila, 1000 à 3000 Palestiniens civils dont une majorité de femmes, enfants et vieillards - ont été assassinés en l'espace de deux nuits et trois jours, les 16, 17 et 18 septembre 1982. Le nombre exact des victimes n'a jamais été établi.

La plupart des coupables faisaient partie des Forces Libanaises, une milice chrétienne proche d'Israël. Aussi l'armée israëlienne s'était-elle chargée de la logistique du massacre, ordonné par le ministre de la défense de l'époque et premier ministre actuel, Ariel Sharon.

En 1982, le bain de sang des deux camps libanais bouleversait le monde. Aujourd'hui, il est (presque) tombé dans l'oubli. Pourtant, il comportait déjà les caractéristiques des futurs massacres, tel qu'au Rwanda ou dans les guerres yougoslaves. A chaque fois, les mêmes questions se posent: qu'est-ce qui pousse les humains à commettre tant d'excès de cruauté? Comment les coupables peuvent-ils mener une vie normale?

MASSAKER constitue une étude psycho-politique au sujet de six responsables du massacre qui ont à la fois exécuté des ordres et agi de plein gré. Le film met leurs dispositions psychologiques en rapport avec le contexte politique, écoute leurs récits et se penche sur le phénomène de la violence collective. Son but n'est pas de reconstituer le massacre de Sabra et Shatila, mais d'en présenter une version jusqu'ici inédite au travers des récits entremêlés des six protagonistes: la version des coupables.

« La violence est un phénomène qui me passionne depuis très longtemps ; plus exactement, ce qui pousse un homme à devenir violent et à commettre certains crimes. Je crois aussi que la question de la violence est une question universelle. Je veux dire par-là qu'il doit être possible de rechercher partout des réponses à cette question, en dépit du contexte historique, culturel et politique dans lequel elle se produit. Si bien que lorsque j'ai eu l'idée de faire un film consacré à la violence collective, le massacre de Sabra et Chatila s'est imposé de lui-même comme un sujet évident. L'idée du projet remonte à 1996, mais ce n'est qu'en 1999 que j'ai rencontré la première personne ayant participé au massacre. Je me suis entretenue deux heures avec elle, et de cet entretien est né le projet. »
Monika Borgmann

«J'étais à Beyrouth durant l'invasion israélienne de 1982 et le massacre. La maison de mes parents se trouve à environ à un kilomètre des camps. Pendant le massacre, des rumeurs ont couru selon lesquelles de terribles choses se produisaient dans les camps. Des gens sont même venus se réfugier dans notre jardin. Mais personne ne savait vraiment ce qui se passait. J'ai donc des souvenirs très personnels de ce massacre. Le massacre de Sabra et Chatila est resté gravé dans ma mémoire et n'a cessé de soulever de nombreuses questions sur l'idée de responsabilité et sur la nature humaine. »
Lokman Slim

«En 1995, Monika Borgmann et moi-même, comme auteur et réalisateur/monteur respectivement, avons produit un documentaire, pour Deutschlandfunk la radio nationale allemande, consacré aux survivants de Sabra et Chatila. C'était un document important car il commémorait ce massacre presque oublié. On y analysait les circonstances de cette tuerie organisée, on montrait la responsabilité de la communauté internationale et de l'armée israélienne et, surtout, on donnait la parole aux survivants traumatisés. Mais en dépit de tout ça, j'avais le sentiment qu'il manquait quelque chose. Aux yeux des survivants, les tueurs étaient évidemment des bêtes. Lorsque Monika Borgmann m'a annoncé en 2001 qu'elle avait retrouvé un tueur impliqué dans le massacre de Sabra et Chatila et qu'elle m'a proposé de participer au film qu'elle comptait réaliser sur ces tueurs, j'y ai immédiatement vu une chance de trouver certaines réponses à mes questions. »
Hermann Theissen