Deutsch   English   Français  Se connecter  

The Man Who Copied

The Man Who Copied

Brazil 2003 123'

Réalisation: Jorge Furtado
Scénario: Jorge Furtado
Image: Alex Sernambi
Son: Christiano Scherrer
Montage: Giba Assis Brasil
Musique: Leo Henkin
Avec: Lazaro Ramos, Leandra Leal, Luana Piovani, Pedro Cardoso, Carlos Cunha Filho


Internet:
trigon-film






Le second long-métrage du réalisateur brésilien Jorge Furtado est une comédie qui joue sur le mélange des genres, de la romance amoureuse au film noir, de la fiction au film d'animation. Variation légère sur la notion de répétition et la problématique de l'original et de la copie (le film est lui-même truffé de citations), il reflète avec humour l'aspect superficiel et fragmentaire du savoir à l'heure du zapping, l'Internet et du « copier-coller ».

Ce conte doux-amer aux multiples facettes met en scène quatre représentants d'une génération sans perspectives, dont l'ambition est de gagner un maximum d'argent le plus rapidement possible. André n'a aucun diplôme en poche. Il vit avec sa mère dans un quartier populaire de Porto Alegre et gagne (mal) sa vie comme opérateur de photocopieuse dans une papeterie. Le travail n'est pas très compliqué: « Marche, arrêt, marche, arrêt », mettre le papier, choisir le nombre de copies, refermer le volet, presser le bouton. Chaque jour ressemble au précédent. Pendant son temps libre, il croque sa vie sous forme de bandes dessinées, et surtout observe à la jumelle sa voisine Silvia qui habite l'immeuble d'en face avec son père, travaille dans une boutique de lingerie et suit des cours du soir. Sans illusions quant à ses chances de la séduire avec son maigre salaire, il rêve de faire fortune. Sa collègue Marinês, toute en décolletés plongeants et pantalons moulants, attend quant à elle l'homme de sa vie, qui doit être riche, cela va sans dire. Elle fait la connaissance de Cardoso, timide employé se prétendant antiquaire, qui tombe amoureux d'elle et se lie d'amitié avec André.

Ce qui débute comme une double histoire d'amour vire à mi-parcours au film de gangsters, lorsque André découvre que les billets de banque peuvent, eux aussi, être reproduits. Alors l'histoire se met à bouillonner, à déborder du cadre. Semblables aux bribes de savoir qu'André glane au hasard des documents qu'il reproduit - de Shakespeare à Georges Perec -, les épisodes fragmentés du récit s'assemblent à la manière d'un collage qui préservera le suspense jusqu'à la fin.