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3 Days of the Condor

3 Days of the Condor

USA 1975 112'

Réalisation: Sidney Pollack
Scénario: Lorenzo Semple Jr., David Rayfiel
Image: Owen Roizman
Avec: Robert Redford, Faye Dunaway, Max von Sydow, Cliff Robertson


Joseph Turner, chercheur à la C.I.A., décrypte et analyse des romans d'espionnage pour y trouver des traces de fuite. Il découvre un réseau clandestin. Peu après, deux hommes entrent dans l'agence et abattent les occupants. Turner se sauve. Sous le nom de Condor, il enquête et démasque les conspirateurs. Puis décide de révéler toute l'affaire au "New York Times"

Sydney Pollack : "Au moment de tourner la scène finale devant l'immeuble du New York Times, nous venions de lire dans le journal toutes les révélations sur la C.I.A. Nous étions rattrapés par la réalité. Ainsi Angleton, qui fut renvoyé de la C.I.A., était presque le même personnage qu'Atwood dans notre film. Pour Rayfiel et moi, 'Le Condor' était un projet expérimental car nous n'avions jamais entrepris de "thriller" auparavant. Cela demande un talent particulier. Comme de construire des mots croisés. Nous voulions élaborer une intrigue que le livre ne nous fournissait pas, mais nous avions peur d'aller trop loin dans l'imaginaire. Alors qu'en fait nous étions timides par rapport à la réalité !"
Positif

Sydney Pollack : "Je voulais faire un film dans un domaine que je n'avais jamais abordé : le thriller. Je ne me serais pas senti un cinéaste complet si je ne l'avais pas fait. C'est pour cette même raison que j'ai réalisé des westerns. Je vois ça un peu comme un exercice de style : respecter les règles d'un genre précis. Et puis je voulais faire quelque chose de rapide, par opposition à mes autres films qui ont un rythme très lent. Enfin, après 'Yakusa', dont le sujet était assez pénible, je ressentais le besoin de me détendre, de rire un peu, de faire un divertissement. Voilà ce qu'est ce film : un simple divertissement. Avec, tout de même, par le biais de la C.I.A., des aperçus sur la paranoïa, la suspicion, qui règnent dans notre société. Mais ce n'est en aucun cas un document social. Ni un prétexte à de grandes discussions philosophiques. Aussi avons-nous été très surpris, Redford et moi, de lire des critiques enthousiastes, disséquant le film d'un point de vue très sérieux. C'est un film pour le grand public."
Télérama''