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Album de famille

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CH 1993 54'

Regie: Fernand Melgar
Drehbuch: Fernand Melgar
Kamera: Camille Cottagnoud
Ton: Bernard Seidler
Schnitt: Stéphane Goël
Musik: Nat King Cole
Produktion: Climage


Internet:
Climage

ISAN: 0000-0000-D7B6-0000-K-0000-0000-E





Fernand Melgar 1993 54'

La Suisse a connu, dans les années 50 et 60, un essor économique sans précédent. Pour faire face à un besoin de main d'oeuvre accru, elle est allée chercher dans le sud de l'Europe près d'un million de travailleurs étrangers, italiens, portugais et espagnols surtout.

Ce film parle de l'émigration d'une famille dont la particularité est d'être semblable à des milliers d'autres familles espagnoles venues s'établir en Suisse dans l'espoir de refaire leur vie.

ALBUM DE FAMILLE, c’est d’abord une lettre adressée par Fernand Melgar à ses parents, Florinda et Fernando, immigrés en Suisse au milieu des années soixante. Ensuite, adressée à toute une génération venue travailler pendant plusieurs décennies, pour pallier le manque cruel de main-d’oeuvre. Adressée, enfin, à cette Suisse «terre d’asile et d’accueil », ravie alors de recevoir les étrangers en nombre. ALBUM DE FAMILLE passe ainsi sans cesse du privé au collectif, de l’individuel à l’universel... Superposant habilement photos personnelles et films d’actualités, images du présent et du passé, le film égraine au fil des chapitres les étapes d’un parcours douloureux. L’arrivée et la solitude: «je pouvais tout acheter, sauf l’allégresse»; le mépris: «on ne nous saluait même pas, on était des êtres inférieurs»; la scolarisation des enfants: «tant que vous ne parliez qu’espagnol, on vous crachait dessus»; l’initiative Schwarzenbach: «même s’il ne gagna pas, il blessa le coeur de tous les étrangers »; le changement progressif de mentalité: «on était devenu matérialiste»; puis enfin le retour au pays. Le bilan est sans appel: «un sourire perdu» pour la mère, «27 ans de vide» pour le père.
Au travers de cette lettre, ce sont aussi les parents de Fernand Melgar qui s’adressent à nous, que nous connaissions ou non l’un de ces «segundos» en quête de mémoire et d’identité. Ils s’adressent à notre conscience et à notre histoire, nous demandant, aujourd’hui encore: «Comment accueillez-vous cet étranger, ce frère en humanité, venu en quête de pain et de travail?»
Visions du Réel