Deutsch   English   Français    S’inscrire  

1 journée







A 5h30, Serge heurte quelqu'un avec sa voiture. A midi, il fait l'amour avec Mathilde dans la chambre qu'il partage avec Pietra.

A 20h, il est dans une cellule de commissariat.

A 8 h, Pietra regarde son fils Vlad se badigeonner le visage avec du yaourt. A 10h30, elle heurte une vitre avec sa tête et s'écroule au sol. A 21h, elle s'apprête à partir pour l'autre bout du monde.

A 11h, Vlad, 8 ans, dit pour la 1ère fois "je t'aime". A 14h, il comprend que sa famille se disloque. A 21h, il embrasse une femme.


Une journée. Une famille. Trois personnes, trois temps, trois chemins. A l'aube, Serge croit commettre un crime. A midi, Pietra découvre qu'elle est trahie. A treize heures Vlad vit son premier chagrin d'amour. Il a huit ans. Toute la journée, Serge, Pietra et Vlad s'observent, se cherchent, s'évitent, se manquent, se percutent. La vie est un puzzle. Serge se met en quête de la punition qui le délivrera. Pietra décide de tout quitter. Vlad essaie de sauver ce qui reste de sa famille. Trois fois la même journée, trois fois les mêmes silences, trois fois la même solitude. Et trois fois un étranger sur leur passage. Jusqu'à la nuit. Serge, Pietra et Vlad finiront-ils par se retrouver?

"Fort d'un scénario méticuleux, le Genevois s'embarque dans un émouvant labyrinthe narratif et confirme le talent qu'il déployait déjàa sans AIME TON PERE."

Le Courrier

"Une comédie dramatique qui fascine par sa construction et son atmosphère prenante. Cet étrange film suisse ne vous laissera pas neutre!"
Paris Match

"1 JOURNEE monte comment le hasard, un regard, des impressions déterminent nos actes pour le pire ou pour le meilleur. Las mise en scène est à l'avenant: un angle de vue ou un contrechamp qui différent, sans compter les petits décalages temporels. Le procédé, on le sait, possède une dimension ludique indiscutable: au spectateur d'assembler le puzzle grâce aux indices laissés par le réalisateur. Neun seulement Berger maîtrise cette narration particulière, mais il démontre que ce n'est pas un simple gadget. La juxtaposition des émotions et des points de vues vient ainsi contredire des vérités qu'on croyait définitives et modifier notre perception des personnages."
Première

"Dans ce troisième film du Suisse Jacob Berger, son meilleur en tous points, il est question de Meyrin, d'un appartement et d'une journée vue, successivement, par ceux qui y vivent. (…) Trois points de vue, des accidents, la vie, entre COLLISION de Paul Haggis (mais en moins prêchi-prêcha), BABEL d'Alejandro Gonzalez Inarritu (mais en moins bien-pensant) ou, bien sûr, le cinéma de Kieslowski (mais en moins glacial). Preuve que Jacob Berger touche juste: les larmes perlent par le seul jeu des rapprochements et des écarts, par l'enjeu simple des corps qui se touchent, s'entrechoquent ou s'écrasent contre des murs de verre. Existe-t-on quand personne ne nous regarde? Faut-il avoir peur des angles morts? Faut-il laisser des traces pour exister? 1 JOURNEE dilate ces questions sans complaisance, avec une netteté, autant dire une honnêteté, et avec cette élégance suprême: il n'oublie jamais le désir."
Thierry Jobin, Le Temps"