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DVD5
PAL 16:9
Région 0
Languages: Français
Soustitres: Deutsch English
Un petit coin de paradis
CH 2008 80'
Réalisation: Jacqueline Veuve
Scénario: Jacqueline Veuve, Antoine Jaccoud
Caméra: Peter Guyer, Florian Burion
Son: Luc Yersin
Montage: Loredana Cristelli
Production: PS Productions
Un petit coin de paradis
Jacqueline Veuve
A Ossona, un hameau abandonné du Valais central, trois générations se rencontrent pour prendre part à un projet de réhabilitation qui fera de ce lieu fantôme un éco-village modèle, un nouveau paysage où agriculture, nature et tourisme tenteront une cohabitation harmonieuse. Il s’agit là d’un exemple de développement durable concret et particulièrement significatif. Que peuvent partager ces représentants des Anciens et des Modernes? Qu’ont-ils à se dire? Qu’ont-ils à se transmettre? Et si cette valorisation du patrimoine enchante les défenseurs et responsables du projet ainsi que les «natif».
Histoires du monde paysan de montagne
Hebdo
Elle a filmé mieux que quiconque le monde paysan et les métiers en voie de disparition. Un petit coin de paradis approfondit ces thèmes et transmet un savoir oublié à la jeunesse. Jacqueline Veuve a suivi pendant deux ans les travaux transformant Ossona, hameau abandonné du Val d’Hérens, en site agro-touristique. Agés entre 75 et 91 ans, les anciens habitants se souviennent, témoignent et dialoguent avec six adolescents en difficulté qu’on emploie à la reconstruction du village désaffecté.
Six à sept décennies séparent les vieux des jeunes. Un gouffre temporel. Le Valaisans chenus ont connu une vie difficile. Il fallait travailler dur pour manger, brasser la neige pendant une heure pour aller à l’école. Mais «On n’était pas malheureux, on se contentait de ce qu’on avait». A défaut de prospérité, les montagnards avaient la beauté, le calme, le silence, le contact avec la nature sauvage et grandiose, des liens sociaux forts. En face d’eux, les gosses à la dérive n’ont pas de repères. Ils viennent de Haïti, du Maroc, on sent les déracinements, les drames familiaux. Au contact de la nature, ces gosses des villes apprennent à ouvrir les yeux, à observer les manifestations foisonnantes de la vie et les insectes bizarres. En travaillant le bois, en plantant des arbres, ils s’inscrivent à nouveau dans une histoire millénaire. Ils renaissent à la vie, comme les chalets qu'ils réparent.
Les aînés leur parlent d’une époque inconcevable où l’on pouvait laisser sa porte ouverte, où les tomates, les spaghetti et les frites étaient inconnus, où les hommes travaillaient au barrage onze heures par jour, sept jours par semaine avec une heure de libre le dimanche matin pour la messe ou la lessive, où en guise de Nintendo les gosses n’avaient qu’une grossière boule taillée dans le bois à la main pour jouer aux quilles dans leurs rares instants de loisirs. En ce temps, on ne rentrait jamais à la maison s’en ramener quelque chose: du bois pour le feu, des baies, des simples – le plantain, c’est «une plante miraculeuse, de l’or dans la nature» explique une dame. Il guérit des piqûres d’orties ou de guêpes. Il leur explique le principe du «guitchou» une meurtrière dans le mur du chalet pour tirer le renard depuis son lit. Ils présentent des objets d’autrefois: l’attrape-marmotte, une pique meurtrière pour harponner les pauvres bêtes dans leurs terriers, l’espèce de double spatule servant à corriger la croissance des cornes chez les futures reines, la baguette dont l’instituteur se servait pour faire de la pédagogie. Les enfants n’étaient pas des petits princes, en ce temps, mais des forces vives. On ne leur n’épargnait pas les coups de pieds au cul, on les terrifiait avec des histoires folkloriques pleines de fantômes…
Deux kids écoutent du rap sur leur ghetto blaster et dansent tandis que deux vieux s’éloignent parmi les plantes foisonnantes. Deux générations se croisent, et c’est ainsi depuis la nuit des temps. Mais le temps va toujours plus vite et le gouffre s’accroît. Le temps d’un film, Jacqueline Veuve prend le temps d’écouter les récits venus de loin et de faire un bout de chemins avec ceux qui les raconteront plus tard. Un petit coin de paradis nous ravit comme un conte de fées et avive la mélancolie des choses qui ne sont plus.
Jacqueline Veuve
Née en 1930 à Payerne. Cinéaste et ethnologue. Collaboration avec Jean Rouch, au Musée de l'Homme à Paris, Département des films ethnographiques et sociologiques, et avec Richard Leacock au Massachusetts Institute of Technology, Section Film, Cambridge. Prix du cinéma suisse, meilleur documentaire pour JOURNAL DE RIVESALTES 1941-1942
2010 C'ETAIT HIER
2008 UN PETIT COIN DU PARADIS
2005 LA NEBULEUSE DU COEUR
2005 LA PETITE DAME DU CAPITOLE
2002 JOUR DE MARCHE (Deutsche Untertitel / English Subtitles)
2000 LE SALAIRE DE L'ARTISTE
2000 DELPHINE SEYRIG, PORTRAIT D'UNE COMETE
1999 CHRONIQUE VIGNERONNE
1997 JOURNAL DE RIVESALTES 1941-1942
1997 BALADE FRIBOURGEOISE
1995 OH! QUEL BEAU JOUR
1994 L'HOMME DES CASERNES(Deutsche Untertitel)
1992 ARNOLD GOLAY, FABRICANT DE JOUETS
1992 L'EVANOUIE
1991 FRANOIS JUNOD, FABRICANT D'AUTOMATES
1991 LES EMOTIONS HELVETIQUES
1990 CHRONIQUE PAYSANNE EN GRUYERE - (Deutsche Untertitel)
1989 MARCELIN BABEY, TOURNEUR
1988 CLAUDE LEBET, LUTHIER
1988 MICHEL MARLETAZ, BOISSELIER
1988 FRANÇOIS PERNET, SCIEUR - SCULPTEUR
1988 LES FRERES BAPST, CHARRETIERS
1988 O. VEUVE ET J. DOUTAZ, TAVILLONEURS
1987 ARMAND ROULLIER
1987 LA FILIERE
1987 LE SABLE ROSE DE MONTAGNE
1986 PARLEZ-MOI D'AMOUR
1987 LA TRAVERSEE
1982 PARTI SANS LAISSER D'ADRESSE
1979 L'AVENIR A 15 ANS
1978 LA MORT DU GRAND-PERE OU LE SOMMEIL DU JUSTE - (English Edition)
1974 SUSAN
1974 NO MORE FUN, NO MORE GAMES
1975 SWISS GRAFFITI
1966 L'ECOLE ET LA VIE
1972 LA GREVE DE 18
1972 GENEVE, lE8 NOVEMBRE 1932
1972 LES LETTRES DE STALINGRAD
1966 MUSIQUE EN TETE
1966 DIMANCHE DE PINGUINS / DIMANCHE DE PINGUINS
1966 LE PANIER A VIANDE
Livres:
1992 UNE FEMME DE CINEMA de Bertil Galland
1983 LA MORT DU GRAND-PERE de Jacqueline Veuce





