De En Fr It
iPhone Classic

images/c/clevelandversuswallstreet01.jpg Le Temps: Jean-Stéphane Bron réinvente le cinéma
Bron réussit une prouesse à la mesure de la crise: l’invention d’une nouvelle forme cinématographique. Ni fiction ni documentaire, son film montre un procès qui n’a pas eu lieu, celui que la ville de Cleveland, sinistrée par les saisies immobilières, a essayé d’intenter à 21 banques de Wall Street. Le cinéaste a réuni les différentes parties, avec de vrais avocats et un vrai juge, dans une vraie salle de tribunal. Les un et les autres expriment «simplement» ce qu’ils auraient dit dans le cadre d’un vrai procès. Ce dispositif troublant, où le mélange de réalité et de fiction (les intervenants ont-ils pu refaire une scène ou l’autre?) est impossible à démêler, met le spectateur face à une vertigineuse et passionnante question de forme.
Car si, comme nous l’avons largement évoqué dans nos colonnes, CLEVELAND VERSUS WALL STREET ouvre un débat sur le monde de la finance, il est aussi un objet cinématographique hors du commun. Il s’agit en effet du premier documentaire dont il ne faudrait pas révéler la fin. Ensuite, du premier film qui reconstitue un événement qui n’a pas eu lieu. Enfin, de la fiction la plus étrange qui soit puisqu’il n’y a pas d’acteurs et que chacun joue son propre rôle sans scénario. http://www.letemps.ch
2010-09-18 Permalink Tweet Recommander

Kommentar hinzufügen
Neue Kommentare